Histoire
Premier Rendez-vous
« Donc, Madame Dioscoreales…
- Madame Iniesta, je suis divorcée
- Bien, alors parlez moi de votre venue…C’est pour votre fille, n’est-ce pas ? »
Le Psychanalyste Jacob MacAllan regarda avec intérêt cette femme. Dans la quarantaine, elle arborait avec élégance un tailleur signé par un styliste reconnus, ses cheveux d’un noir intense descendaient à cascade juste en dessous de ses épaules et remonter par boucle parfaite. Elle était belle mais dans son regard un orgueil et amour de l’argent si énorme qu’il gâchait le peu d’être pure qu’il y avait en elle. A l’appelle du mot « fille », la divorcée ferma les yeux comme si une migraine énorme avait attaqué son cuir chevelu pour s’écouler dans sa cervelle par les trous de son crâne. Jacob chercha la feuille, ne s’attendant pas après cette démonstration qu’elle réponde à sa question.
« Galatea Dioscoreales…C’est ça ? »
La femme acquiesça cette fois si, les yeux fermer comme si l’horreur de ce nom était trop pénible même pour ses yeux.
« C’est un prénom original…D’où cela vient-il ?
- Mon ex-Mari est un Grecque de pure souche, il voulait absolument appeler son deuxième enfant par un nom grecque. J’avais déjà choisis auparavant le prénom de notre premier enfant, Henriqua. Lorsqu’il vit le nouveau né, il ne put que sortir Galatea…
- Ah bon, Pourquoi ?
- Galatea veut dire Blancheur Laiteuse, et à sa naissance, le nourrisson était comme du lait…C’était très effrayant, je n’ai pas pus dormir pendant 3 nuits après l’accouchement tellement elle était pâle. Tous les docteurs n’envisager jamais qu’elle survive… »
La docteur nota scrupuleusement les détails sur la feuille réserver à la certaine « Galatea », cette femme l’avait contacté il y avait deux semaines pour qu’il examine la jeune fille. Jacob, préférant viser en premier l’univers familial que l’adolescent lui-même, demanda à voir la mère premièrement.
« Donc…Que pouvez-vous me dire sur elle ? En tant que mère
- Que voulez vous dire par là ?
- Eh bien…Il y a un raison à ce que vous veniez, non ? »
Madame Iniesta était restée silencieuse sur sa venue depuis le début de la consultation. Elle inspira avec force comme pour se donner du courage avant de se mettre à fixer le mur à côté du docteur et enfin parler, d’une voix légèrement angoissé.
« Galatea était une fille merveilleuse…Eveillée, drôle, gentille et serviable. Avec mon autre fille Henriqua, elles formaient deux jeunes enfants adorables dont j’étais fière…
Avec mon mari, nous avons divorcés lorsque Henriqua avait 17ans et Galatea 13ans, cela fut un choc pour tout le monde surtout pour la plus jeune…Ses résultats chutèrent mais elle passa avec justesse à la classe supérieur. Mais elle était différente, elle souriait de moins en moins, rester de longs moments à fixer le mur sans raison… »
Jacob écrivait tout ceci avec attention, le premier diagnostique qu’il pouvait en tirer serait d’une dépression assez avancer, c’était assez bénin et assez fréquent pour son âge, mais pourquoi sa mère était-elle aussi angoissé ? Elle ne faisait que tourner une bague surmontée d’un rubis sur son annulaire.
« Deux ans après, je me suis remariée…Henriqua accepta Don avec faciliter mais Galatea ne lui adressa jamais la parole. Pour essayer de lier un penchant d’amitié, Don leur offrit deux chiots labradors.Et là… »La jeune femme se mit à trembler « Galatea tua le sien…C’est horrible ! Elle n’a jamais expliqué son choix mais le lieu de son meurtre était prémédité…On le retrouva dans le jardin, en face de l’olivier centenaire. Je ne peux pas dire pourquoi ici mais cela était un symbole…
Elle n’avait que 15ans…Mais je commençais à avoir peur d’elle…Par la suite, elle attaqua des oiseaux, des écureuils ou des poupées qu’elle peignait avec des couleurs sombres…Sa chambre était horrible comparé à celle d’Henriqua qui était celle d’une jeune fille encore…
Le pire est arrivé il y a quelques mois, nous avions de la famille qui séjournait dans notre maison secondaire sur la côte ouest, mes cousins avaient une petite fille de 3ans et un garçon qui venait de fêter ses 15 mois. Tout se passer bien, Galatea oser afficher un sourire, quelque peu superficiel, certes, mais au moins un sourire. Deux jours après leurs venus, au milieu de la nuit le bébé se mit à pleurer…J’allais voir et je découvris ma fille en train d’essayer de l’étrangler. Je l’ai giflé et alors…Elle a essayé de me poignarder ! J’en ai encore des frissons…Mon Dieu, est-ce vraiment mon enfant ? »
La docteur resta silencieux un moment, c’était vraiment une histoire bizarre. La dépression ne suffisait plus comme diagnostique…La maison de fou était aussi exagéré.
« Merci Madame…Je pense que se sera tout pour aujourd’hui, je vais essayer de voir votre Ex Mari… »
La mère de cette jeune fille glauque acquiesça la tête, se leva et se dirigea vers la porte pour sortir, laissant le docteur dans une intense réflexion.
Deuxième Rendez-vous
« Vous savez, je ne vois pas beaucoup ma fille et c’est dommage…Henriqua essaye de me voir plus souvent mais avec l’université maintenant… Galatea n’essayait pas de me voir, surtout après le nouveau mariage de sa mère…
Je peux dire ouvertement que c’était ma préféré, sa blancheur laiteuse était magnifique, puis ses grands yeux vertes –Qui viennent de ma mère- apporter vraiment quelque chose de magique chez elle…Elle a quelque peu changer avec le divorce et ainsi de suite, mais les rares fois où je l’ai vu dans cette année, elle était toujours magnifique sans le montrer, avec toujours la magie dans ses yeux…Mais bon, dites vous que ce n’est que le regard d’un père envers sa fille… »
Jacob avait donné rendez-vous avec le père juste après la conversation avec l’ex-femme de celui-ci. Cet homme avait le regard rieur avec un petit sourire qui s’efface rarement de ses lèvres. C’était le type d’homme sur qui on peut avoir confiance mais que parfois, doit trop forcer sur l’alcool…
« J’ai réussi à bâtir ma fortune grâce aux centaines d’hectares que mon père m’a légué à sa mort. Je venais de sortir d’une école de commerce donc j’avais des notions. Et surtout par la force des choses mon entreprise devint d’abord Mondiale en Grèce, puis elle s’est étendue en Europe, en Asie puis en Amérique où j’ai décidé d’y habiter. J’ai rencontrer là-bas Beatriz, mon ex-femme…C’était la directrice d’une boite de top-modèle. Vous savez, à cet âge là, vous tombez amoureux facilement sans attendre quoique soit d’autre. Mais il s’est avéré que je me suis mariée avec elle et que j’ai eu deux enfants. L’aînée ressemble plus au côté Espagnol de Beatriz mais Galatea ressemble vraiment à ma grand-mère…
- Est-ce que Galatea a eu des gestes brusques avec vous ?
- Hum…Non, pas ce que je sache…Une fois elle a casser un verre qu’elle a lancé dans ma direction, mais elle avait quatre ans, c’était intentionnelle…Par contre mon ex-femme était vraiment quelque de nerveux, elle me griffer, me mordait dans ses moments de colère. Une fois elle a même essayé de m’enfoncer un couteau dans la main ! Si ce n’est pour dire…Mais c’est une femme stressé, si on la laissait s’emporter, elle pouvait battre nos enfants jusqu’à qu’ils aillent à l’hôpital…Sa a faillit avec Galatea je crois, mais je travaillais ce jour là, c’est la bonne qui me l’a avouait après… Mais ce n’était vraiment rien, je vous assure ! Vraiment, c’est une mère formidable qui tient beaucoup à ses filles… »
La Psychanalyste ne dit rien, il remercia le patient avant de s’allonger sur son fauteuil et fixer sa feuille avec intérêt. Il y avait écrit une phrase, plus marqué que les autres.
« Une famille en décomposition »
Troisième Rendez-vous
Jacob avait en face de lui la réplique de la mère de Galatea avec 20ans de moins. Henriqua s’assis avec élégance devant le bureau, elle était habillée d’une robe rouge qui s’allier parfaitement à sa ton légèrement mate et ses lèvres toucher par un rubis.
« Euh…Henriqua Dioscoreales, c’est ça ?
- Non, c’est Coald, je viens de me marier »
Le docteur la jugea une nouvelle fois, n’était-ce pas trop tôt pour se marier ? Il calcula l’âge que devait avoir sa mère lors de son premier accouchement…Vingt ans aussi, cela doit être de famille. Il ressortit la feuille de la jeune Galatea, c’était la troisième fois en une semaine, sa mère voulait que la consultation se fasse le plus rapidement et toutes les personnes qui avait bien voulu y participer était arrivé le plus rapidement possible (Même si ils habitaient au Canada, comme Henriqua).
« Parlez moi de votre sœur
- Bah, c’est ma sœur. C’est tout ce qu’il y a à dire de plus flagrant. Ensuite je l’ai toujours jalousé pour sa beauté et son caractère. Le caractère de Papa. Moi j’ai hérité du caractère mal fini de ma mère, et je le reconnais. Mais bon, malheureusement Galatea a changé ces dernières années…Au comble de maman qui avait jeté tout ses espoirs sur elle.
- Quels espoirs ?
- Galatea avait le physique pour être mannequin, comme maman n’avait jamais eu la bonne taille, elle avait travaillé comme directrice. Mais Galatea était parfaite, maman l’avait déjà lancé dans sa boite dans différente pub qui avait fait fureur…Vous vous souvenez du parfum ‘’Galium’’ ? Eh bien c’est elle »
Jacob se souvenait vaguement de l’affiche pour savoir que sa femme lui avait montrer ans un de ses magasines fétiches. Il se rappelait surtout de la beauté et de la pureté de la jeune fille aux yeux verts…Etait-ce vraiment la jeune fille dont toute sa famille parlait sous différentes formes ?
« Galatea n’a pas supporté le divorce des parents ni de l’arriver de Don. Il faut dire qu’il était un peu trop prévenant avec nous, surtout pour raconter des histoires le soir sans la surveillance de notre mère. Je n’ai jamais eu confiance en ce type mais je ne voulais pas blesser ma mère donc je me suis tue.
- Est-ce que vos parents vous…Battez ?
- Notre père en aurait était incapable, mais pour ce qui est de notre mère…Nous nous sommes fait souvent gifler pour rien, mais c’était le stress, je ne peux pas lui en vouloir. Galatea lui en a toujours voulu lorsque maman lui a cassé le poignet…Mais c’était bénin, sa arrive tout le temps.
- Malgré les témoignages de vos parents, je n’ai jamais entendu parler d’amis ou de petit ami…
- C’est assez normal, elle n’a jamais emmené d’amis à la maison, ni encore de petit ami. Moi je l’ai vu quelques années au collège et j’ai quand même remarqué qu’elle parlait avec tout le monde sans problème. Une fois je l’ai vu avec un garçon, mais bon…Galatea est inaccessible pour les hommes, c’est une fille à la fois trop pure et trop étrange pour eux… »
Quelques minutes après la sortie de l’aînée, le docteur resta silencieux une nouvelle fois, il enleva ses lunettes pour se frotter les yeux en soupirant. La sœur vouait un sorte de culte à sa petite sœur qui mélanger l’étrange et l’envoûtement. La mère n’avait eu que de yeux pour Galatea pour qu’elle devienne mannequin et puis il y a ce Don… Jacob regarda son agenda, dans deux jours, il verrait la fatidique Galatea Dioscoreales.
Quatrième rendez vous Face à Face
Jacob se souviendra toujours de ce jour. C’était un vendredi à cinq heures quand une apparition entra dans son bureau.
Elle était la Galium de la publicité, l’élégance et le raffinement d’un parfum, mais avec en même temps le questionnement de savoir comment ils sont arrivés à cette fragrance. Elle portait ce jour là des bottes noirs qui montaient jusqu’au haut de la cuisse avec une jupe courte où était cousu des perles blanches. Elle portait en haut un chemisier blanc qui tombait allégrement sur la jupe sans causer du laisser aller. Son visage était légèrement maquiller et elle avait comme coiffure une espèce de queue de cheval mélanger à une tresse. C’était une tenue assez tendance pour un mois de Juin.
La jeune femme s’assis devant le bureau, arrangea sa jambe de droit pour qu’elle aille reposer sur celle de gauche avec nonchalance. Ses yeux émeraude fixèrent le docteur avec malice.
« Me voilà...Vous ai-je fait patienter ?
- Non, vous êtes pile à l’heure Mademoiselle Dioscoreales
- Appelez moi Galatea…Ce nom est trop long !
- Bien, Galatea…Vous savez pourquoi vous êtes là.
- Oui, pour que vous me proposiez une solution à ce calvaire.
- Hum…C’est une réponse mais…Pourriez vous me donnez votre version de tous ces témoignages ? »
Le Psychanalyste se lança, il posa d’abord sur la table l’histoire de Mannequinât de sa mère.
« Ma mère n’est pas finis, son rêve était de me faire faire un vrai parcours de stars parce que j’étais parfaite à ses yeux. Vous voyez ? La petite fille qui fera le magnifique-sourire-que-toute-les-petites-filles-font-à-leur-mère mais devant l’objectif…J’ai joué le jeu au début, puis petite fille de Dix ans devient l’adolescent pré pubère de Quinze ans qui ne veux pas faire ce qu’on leur demande. Bien sûr, mais mère « sois disant » stressé donner quelques gifles par si par là, de plus en plus fort, de plus en plus dangereux. Puis après le poignet brisé et tout le monde qui me répété « c’est bénin, sa arrive tout le temps » »
Pendant que les mots affluaient de la bouche de la jeune fille, le ton allait vers le sarcastique, l’ironique. Il atteint son apogée avec les dernier mots du ‘’C’est bénin, sa arrive tout le temps’’. Une colère sourde grogner dans ses yeux tandis que le docteur commençait à prendre peur sur ce qui pouvait arriver, n’avait-elle déjà pas essayer de tuer un bébé ?
« Et pour Don…
- Don…-Un air de dégoût s’afficha sur son visage- c’est un enculé qui en voulait à l’argent de ma mère, qui plus est il avait un certain penchant pour les filles…Surtout les petites brunes aux yeux verts qui travaillait dans le mannequinât. La soir, l’histoire du Petit Chaperon rouge finissait par ‘’le loup se déshabilla et rentrer dans le lit de mère Grand, tu veux que je te montre ?’’…Je n’ai pas détesté ni apprécier…A Quinze ans, j’avoue avoir était une petite fille sans compréhension, perdue par le divorce de ses parents et les gifles de sa mère. Ce fut mes premières expériences et pas les dernières –Un sourire Machiavélique s’afficha sur son visage-. Je pense que ma mère vous a raconté l’histoire du Chiot, non ? Eh bien oui c’est moi qui l’ai fait…Et j’ai aimé, Don m’a fait saigné lui aussi…Si vous comprenez mon expression. Il fallait que je fasse saigner encore plus…N’y a-t-il pas d’expression pour être excité à la vue du sang ? Non, laissez tombez…Mais cela m’a beaucoup excité…Par la suite, ce fut les animaux en tout genre…Puis patatrac ! Le drame de comment je suis arrivée ici…Le petit garçon qui ne faisait que crier.
Eh bien c’est simple, j’avais envie de tuer un humain, j’ai peut être été lâche d’attaquer un enfant, mais il fallait bien commencer par quelque chose…Vous devez me trouvez inhumaine et bien j’en suis fière ! D’autres questions ? »
Jacob soupira longuement, toute cette histoire lui avait emmêlé les pinceaux…Il écrivit encore quelques notes sur sa feuille déjà noire avant de relever la tête et toisé l’étrange personnage devant lui.
« Eh bien…Que voulez-vous de moi maintenant ? Je suis Psychanalyste mais cette histoire mérite l’hôpital vous savez ?
- Faites ce que vous voulez mais virez moi de ma ‘’famille’’, ma mère a les moyens pour n'importe quel lieu.
- Je ne sais pas mais…Peut être que… »
Le docteur se souvint d’un coup du nouvel établissement qui avait ouvert ses portes pour les jeunes en difficultés. Celle-ci était assez finis pour y aller…Il retrouva un prospectus envoyer il y a longtemps et le tandis à la jeune fille qui lui arracha des mains pour le lire attentivement.
« Parfait ! Quand pourrais-je y aller ? »